24/02/2011

4-§14 Les preuves archéologiques témoignent du nom de Dieu

     14 - La traduction d’Aquila

Fin du 5ème – début du 6ème siècle de notre ère

Que faisaient les Juifs de l’ancien temps avec des vieux manuscrits qui ne pouvaient plus être utilisés davantage ? Par respect pour le nom divin, ils ne les jetaient pas ni ne les détruisaient. Ils stockaient ces vieux documents dans une pièce faisant partie de la synagogue, appelée genizah. Quand il n’y avait plus de place disponible dans la genizah, ils emportaient les matériaux dans un lieu saint et les brûlaient cérémonieusement. Le temps a décomposé le reste.

En 1890, Solomon Schechter a découvert une telle genizah au Caire, en Égypte. Il a trouvé une quantité énorme de manuscrits, y compris des extraits de la Bible. La genizah a été retrouvée intacte parce que les documents avaient été mis dans la brique - mis ainsi à l’abri pour plusieurs siècles. La superstition a joué sa part : un serpent venimeux était censé être à l’entré de la genizah, prêt à tuer les voleurs.

Parmi ces anciens documents, l’un d’entre eux est particulièrement digne d’intérêt, il a été écrit vers l’an 128 de notre ère par un prosélyte juif nommé Aquila. Ce document est un palimpseste - manuscrit effacé et réutilisé à plusieurs reprises : dans la plupart des cas le parchemin était lavé et/ou gratté à la pierre ponce, et réutilisé à nouveau pour écrire. Dans ces cas-là, l’ancien texte gratté était toujours visible derrière le nouveau. Ce parchemin contient des extraits du livre des Psaumes en grec, traduits par Aquila. En différents endroits le nom divin est écrit en hébreu archaïque. 

 

 

Il est intéressant de noter qu’Origène, théologien du troisième siècle, a utilisé la traduction d’Aquila dans sa fameuse Hexaples. Dans cet ouvrage colossal il avait placé les différentes versions du texte des Écritures Hébraïques sur six colonnes les unes à côté des autres.

Colonne 1: texte hébreu et araméen
Colonne 2: traduction en grec de la colonne 1
Colonne 3: traduction en grec d’Aquila
Colonne 4: traduction en grec de Symmaque
Colonne 5: la Septante grecque, version révisée par Origène
Colonne 6: traduction en grec de Theodotion

En présentant ces traductions ensemble, Origène espérait pouvoir faire la lumière sur le texte original.

 

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